Le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi étant sur le point de terminer son mandat, Christine Lagarde, la présidente du Fonds Monétaire International a été désignée comme la prochaine présidente de la BCE et devrait entamer son mandat d’ici Novembre 2019. Souhaitant mettre en place de profonds changements dans la politique monétaire, nous sommes en droit de nous questionner quant à la législation qui pourrait être mise en place sur le bitcoin et tous les projets en lien avec la blockchain.

LA BCE va-t-elle soutenir le développement de la Blockchain ?

Les investisseurs en crypto-monnaies considèrent l’ensemble des discours de Christine Lagarde comme un soutien. En avril par exemple, Mme Largarde a expliqué que les institutions financières et les régulateurs sous-estiment l’impact que les crypto-actifs engendrent dans notre société. En effet, Mme Lagarde a compris que l’écosystème de la blockchain et des crypto-devises évolue à une vitesse supérieure aux attentes des utilisateurs. Par conséquent, Lagarde a mis en garde contre le fait que les actifs numériques “secouent le système”.

Selon Mme Lagarde, il est crucial que le système financier actuel ne soit pas perturbé par la croissance considérable de la technologie Blockchain. En pleine période de crise de confiance de la part de notre société quant au système économique tout entier, il serait judicieux pour le secteur financier et les régulateurs internationaux d’étudier la réussite de la blockchain et de s’en inspirer dans le cadre des futures politiques à adopter.

Lagarde pourrait apporter une approche différente

Dans l’ensemble, la communauté crypto a favorablement apprécié les propos de Lagarde quant à la gestion de la technologie. La communauté espère ainsi que Lagarde engagera une législation propice à une adoption croissante de la technologie blockchain au sein de notre société. Par ailleurs, Christine Lagarde dispose d’opinion différentes à celles du président actuel de la banque centrale, qui ne croît pas en l’avenir des crypto-monnaies car celles-ci sont “très risquées”. Mr Draghi n’a pas tort car les crypto-monnaies sont trop fortement volatiles pour avoir la fonction de réserve de valeur. L’idéologie dominante de son créateur Satoshi Nakamoto -dont on ne connait toujours pas le visage-, était une sorte de rebellion contre le système bancaire et le capitalisme en général. C’est à dire, une monnaie créée par le peuple, pour le peuple sans organisme de contrôle, à la traçabilité irréprochable. Enfin, l’absence totale de régulation de la part des autorités compétentes inquiète d’autant plus les gouvernements. Néanmoins, l’expérience politique de Mme Lagarde et la diversité de ses expériences professionnelles pourraient l’amener à aborder cet épineux sujet différemment de ses confrères.

Conscience de la révolution en marche

Le signe positif nous permettant de croire que l’adoption des crypto-monnaies par la société est plausible, est le constat du nombre croissant de grandes institutions qui ont compris les atouts de la blockchain et par conséquent, décidé de l’intégrer au sein de leurs services. A titre d’exemple, les banques proposent à leurs investisseurs des services de placement et les géants du GAFA comme Facebook manifestent un intérêt certain pour les crypto devises en créant leur propre monnaie numérique. Enfin Mme Lagarde semble se rendre compte que les entreprises s’adaptent aux besoins de la société sans l’approbation d’un organisme quelconque. En effet, de nombreuses sociétés sont nées grâce à l’emission des crypto-devises. Ces entreprises contribuent à l’amélioration de notre société par différents moyens. D’un autre côté, Lagarde semble comprendre qu’à mesure que la société aura adopté les crypto-monnaies massivement, le taux de crypto-criminalité devrait également augmenter. Et la encore, les institutions doivent réfléchir sur un plan d’adaptation afin d’intéragir avec la cryptographie.

Il est difficile de ne pas constater que nous sommes en train d’assister au commencement d’une révolution financière à laquelle même les gouvernements les plus solides demeurrent incertains. Pour continuer sur la bonne voie, de nombreux changements s’imposent. Affaire à suivre.

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