J’entends très souvent, à tord, que le très controversé Ripple (XRP) est une crypto-monnaies centralisée de par sa blockchain. Rien n’est plus faux ! Pour bien comprendre les différentes architectures Blockchain qu’il existe (nous ne parlerons ici que des principales), je vous invite à lire attentivement ce qui suit.

Trois architectures principales sont à retenir 

  • Blockchain publique ou distribuée : A l’image de la blockchain du Bitcoin, sa blockchain est accessible et modifiable par tous grace à leur code source public. Son exécution s’articule autour d’un token, ici le bitcoin, l’actif numérique échangeable sur le réseau décentralisé.
  • Blockchain autorisée : A l’image de la blockchain Ripple, son processus fonctionne comme sur un forum ou l’administrateur décide des rôles de chacun. Le processus intègre également le token, ici XRP et son code source peut être en open source, ou non.
  • Blockchain privée ou centralisée : Ce dernier processus fonctionne de la même façon qu’une blockchain ordinaire mais de façon privée. Souvent utilisé par des entreprises ou des groupes de personnes préférant ne pas laisser leur information de paiement à la portée de tous. Son code source n’est pas ouvert et leurs structures sont souvent beaucoup plus petites que les précédentes.

La blockchain au profit des entreprises

Nous pouvons donc observer que l’une des caractéristiques fondamentales de la blockchain, la décentralisation, est au cœur d’un débat entre ses utilisateurs. Les utilisateurs dans la même optique que Satoshi Nakamoto prônent un esprit libertarien et une architecture distribuée et militent contre les blockchains privées et leur absence de transparence intrinsèque.

D’un autre côté, il est compréhensible qu’une entreprise utilisant la blockchain pour ses transactions ne souhaite pas que n’importe qui ait accès à ses informations, quelles qu’elles soient. Pour des raisons de confidentialité, ces informations ne peuvent être révélées et de nombreux acteurs externes, comme la concurrence ou les médias pourraient tirer profit des informations d’une blockchain publique.

Les blockchains privées ont un autre défaut de taille. Il suffirait qu’un seul utilisateur réussisse à avoir accès à la dite blockchain en question pour en modifier le code, ce qui représenterait une catastrophe pour les entreprises utilisant la blockchain en question.

La désintermédiation (qui passe par la décentralisation) est également un autre inconvénient car elle disparaît au profit d’un administrateur qui serait placé au-dessus des autres dans une hiérarchie centralisée et donc semblable en tout point à une entreprise ‘’classique’’, ce qu’on cherche justement à éviter en utilisant des architectures ouvertes (de type Bitcoin).

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Représentation des différents types de blockchain

Sur l’exemple ci-dessus, nous pouvons observer la différence flagrante entre la centralisation (A), la décentralisation partielle ou blockchain de consortium (B) et la blockchain totalement ouverte ou distribuée (C).


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“Comprendre la technologie blockchain”
L’histoire du Bitcoin et de la blockchain”

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