Créée par Facebook, l’Association Libra a tenu sa première réunion du conseil à Genève en Suisse, le lundi 14 octobre 2019.

La réunion a eu lieu alors même que de grands noms tels que Visa, MasterCard, PayPal, eBay, Stripe, et Booking ont quitté le projet. Les organismes de réglementation et les pays du G7 ont également critiqué et averti les autorités que Libra représentait une menace pour le système financier mondial.

Vingt et une organisations ont officiellement signé et adhéré à la charte de la Libra Association lors de la conférence qui s’est tenue lundi. Les membres du conseil d’administration ont été nommés et l’équipe de direction du consortium a été formalisée.

David Marcus, cofondateur de Calibra, Wences Cesares, PDG de Xapo, Katie Haun, associée générale d’Andreessen Horowitz, Matthew Davie, directeur de la stratégie de Kiva et Patrick Ellis, avocat général de PayU, sont les premiers membres du conseil. Bertrand Perez, Kurt Hemecker et Dante Disaprte, vétérans de PayPal, forment l’équipe de direction de la Libra Association.

Coinbase, Anchorage, Creative Destruction Lab, Lyft, Thrive Capital, Ribbit Capital, Bison Trails, Union Square Ventures, Breakthrough Initiatives, Illiad, Farfetch, Uber, Mercy Corps, Vodafone, Spotify et Women’s World Banking sont les autres organisations qui ont officiellement signé cet accord et font partie de la Libra Association.

Lorsque les 28 premières organisations ont étendu leur soutien, Facebook avait espéré que le nombre d’entreprises atteindrait une centaine. Au lieu de cela, il n’y en avait plus que 21, alors que les grands noms de l’industrie se sont retirés et ont annoncé qu’ils avaient changé d’avis et qu’ils ne faisaient plus partie du projet.

Vendredi, l’Association Libra a confirmé que ces entreprises ne figurent plus parmi les membres fondateurs du projet. L’Association a ajouté qu’elle continuera de former des alliances d’entreprises et d’organisations pour mettre en œuvre la crypto-monnaie.

La raison de cette sortie tient aux avis envoyés par les sénateurs américains à plusieurs entreprises, selon lesquels elles pourraient faire l’objet d’un examen minutieux de la part des organismes de réglementation si elles participaient au nouveau plan.

Pourtant, l’Association affirme qu’environ 1 500 organisations ont manifesté leur intérêt à se joindre au projet, et 180 d’entre elles répondent aux critères d’adhésion spécifiés par l’Association. Cela dit, il doit y avoir un vote des 2/3 des membres du conseil d’administration en faveur d’une organisation pour l’ajouter en tant que membre du projet.

Facebook espère établir Libra, sa crypto-monnaie comme une solution de paiement mondiale stable. On dit qu’il est soutenu par des actifs à faible volatilité afin d’essayer d’éviter les fluctuations qui ont causé des problèmes pour ce genre d’actifs antérieures comme Bitcoin. Les dirigeants affirment que Libra aidera à réduire le coût des transferts d’argent effectués à l’échelle mondiale et aidera également ceux qui n’ont pas accès au système bancaire.

Cependant, Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et des Finances, a déclaré que Libra ne pouvait être autorisée en Europe car elle constituait une menace pour la souveraineté monétaire des gouvernements. L’Allemagne s’est rangée du côté de la France, tandis que l’Inde a dit que Libra n’est peut-être pas légale dans le pays.

Mark Zuckerberg, chef de Facebook, va témoigner sur le plan d’action du projet Libra devant la Chambre des représentants des États-Unis le 23 octobre 2019. 


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