Les retracements Fibonacci

Les retracements Fibonacci

Leonardo FIBONACCI était un mathématicien italien qui vécut au XIIeme et XIIIeme siècle (1175 – 1250). Il est connu pour avoir mis en évidence la fameuse suite de Fibonacci.

La suite des nombres de fibonacci est, après 0 et 1, une suite dans laquelle chaque nouveau chiffre est la somme des deux précédents : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, 377, 610. Cette suite peut continuer à l’infini et possède de nombreuses propriétés, notamment en mathématiques.

C’est grâce à cette suite que le nombre d’or 1.618 et son opposé, le ratio d’or 0.618 furent trouvés.

Or, ce chiffre est très présent un peu partout dans le monde qui nous entoure : des étoiles de mer en passant par les tournesols, les cactus, les galaxies, les mollusques et même les galaxies… Les nombres de la suite de Fibonacci et le nombre d’or sont partout.

Je vous invite grandement à vous intéresser à la question qui est passionnante.
Pour rentrer dans le vif du sujet qui nous intéresse, ces chiffres sont également présents en finance et tout particulièrement dans l’analyse technique.

En effet, les retracements FIbonacci correspondent généralement à des objectifs de résistances ou de supports durant les phases corrective. Etant donné que ces chiffres sont très connus et utilisés par tout le monde, ces niveaux de supports et de résistances jouent souvent leur rôle puisque tous les traders interviennent sur ces mêmes zones de prix !

 

Calcul

Les retracements peuvent être configurés de différentes manières en fonction du choix du trader sur les différentes plateformes d’analyse technique mais les plus utilisés et donc les plus suivis par le marché sont 14.6 %, 23.6 %, 32.2 %, 50%, 61.8 %, 78.6 % et enfin 85.4 %.

Petite précision concernant 78.6 % : certains utilisent 76.4 % qui est la réciproque de 23.6 % plutôt que 78.6 % qui est le vrai chiffre car il s’agit de la racine carrée de 61.8.

Pourquoi ces chiffres ? En effet, ils ne sont pas liés de manière directe à la suite de Fibonacci. En réalité, ils ont été obtenus avec des relations mathématiques entre certains nombres et cette fameuse suite. La base du ratio d’or est 61.8 % et vient de la division de 89 par 144 (qui sont des nombres de la fameuse suite) et qui donne 0.618.

–> 14.6 s’obtient en divisant 89 par 610 ce qui donne 0.1459 arrondi à 14.6 %.

–> 23.6 est quant à lui la division de 89 par 377 et qui donne le résultat de 0.2360.

–> 38.2 s’obtient en divisant 89 par 233 ce qui donne 0.3519 que l’on arrondi à 38.20 %.

–> 50 % n’est pas lié à la suite de Leonardo mais il s’agit souvent d’un niveau technique assez    surveillé par le marché car c’est un retracement très utilisé en range : le niveau moyen du range est souvent un niveau sur lesquels les intervenants prennent des bénéfices.

–> 61.8 est l’inverse du nombre d’or (1.618 – 1)

–> 76.4 est la réciproque de 23.6

–> 78.6 est la racine carrée de 0.618

–> 85.4 la réciproque de 14.6

 

En quoi ces chiffres presque ‘’sorti du chapeau’’ sont-ils pertinents ?

Comme expliqué antérieurement, il s’agit de ce que l’on appelle en finance des évènements ‘’auro-réalisateurs’’ ou ‘’prophéties auto-réalisatrices’’ : tout le monde pense que ces niveaux vont fonctionner donc tout le monde agit sur ces niveaux : prise de position, sortie de position, abaissement des stops… et cela fonctionne donc !

 

Stratégie de trading

Les retracement Fibonacci sont essentiellement utilisés en tant que zones techniques CAD supports et résistances éventuelles. En effet, lorsque les intervenants tracent leurs retracements, ils sont particulièrement attentifs aux niveau 23.6 % – 38.2 % – 50 % – 78.6 % (ou 76.4) et parfois même 14.6 % et sa réciproque 85.4 %.

Ces niveaux servent de zones techniques de prise de bénéfices, de prise de positions, etc…

Ce sont donc des zones intéressantes car, graphiquement, elles produisent souvent des réactions de prix : du volume est exécuté sur ces niveaux.

Pour tracer les retracements Fibonacci, il faut repérer le sommet et le creux de la tendance. On prend ensuite cet outil disponible sur toutes les plateformes d’analyse technique et on trace du creux au sommet pour une tendance haussière et du sommet au creux pour une tendance baissière.

 

On obtient ce genre de tracé :

Capture d’écran 2018 11 28 à 10.13.00

L’on voit clairement que lors du crash du BTC en 2018, la tendance fortement baissière fût nettement stoppée sur le niveau des 78.6 % avant de remonter jusqu’au niveau des 50 % puis de repartir à la baisse.

 

Si l’on se penche un peu plus sur ce crash, on peut obtenir une lecture graphique assez intéressant des retracements de fibonacci.

Capture d’écran 2018 11 28 à 09.54.59 1

On effet, si l’on étend nos retracements du point haut au point bas, on se rend aisément compte que le retracement correctif à la hausse fût stoppé sur le niveau des 38.2 % à deux reprises. Or ce niveau technique correspond au niveau de retracement de 50 % de toute la ‘’bulle’’ fin 2017 ! (voir précédemment)

 

Si l’on trace nos retracements du point bas au point haut correctif lors du crash on voit que certains niveaux sont encore respectés.

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Sur ce graphique, le niveau des 38.2 % a servi de supports aux cours avant un deuxième essaie haussier des prix. Sur le second échec (double top), les prix ont trouvé un support sur le niveau des 78.6 %.

 

Comment j’utilise les retracements Fibonacci

Capture d’écran 2018 11 28 à 11.50.31

–> Les niveaux fibonacci sont très utiles, à conditions de ne pas manquer l’information quand elle se présente. Ainsi, je recommande de tracer tous les niveaux principaux sur son graphique pour éviter les querelles du genre 78.6 % ou 76.4 %. En effet, il arrivera fréquemment que les prix marquent un niveau plutôt qu’un autre et inversement en fonction des marchés. Savoir quel niveau va fonctionner n’est pas important. Il faut simplement prendre conscience de ce que nous disent les prix pour pouvoir en profiter.

–> Les retracements compris entre 61.8 % et 76.4 % sont assez intéressants à acheter (dans une tendance haussière) et à vendre (dans une tendance baissière), assez souvent il s’agit de retracements conséquents et les prix aiment repartir à la hausse après ce genre de correction. Si par exemple les prix butent sur le retracement de 76.4 %, on pourra par se servir du niveau des 78.6 % pour placer son stop.

–> Enfin, les prix glissent rarement sous le niveau des 85.4 % qui est, en soi, un retracement très profond. Si c’est le cas, c’est qu’il ne s’agit probablement pas d’un retracement (qui n’est normalement qu’une correction passagère dans une tendance) et le trader devra sûrement revoir son scénario.

–> Bien entendu, il va de soi que les retracements Fibonacci ne doivent pas être utilisés en tant que signaux tels quels. Ils doivent obligatoirement être utilisés avec d’autres techniques pour permettre au trader d’obtenir de meilleure chance de gains lorsqu’il rentre en position : figures chartistes, indicateurs, oscillateurs, price action (chandeliers japonais) … les possibilités sont infinies, autant en profiter !

 


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Les moyennes mobiles

Comment lire un graphique boursier ?

Comment lire un graphique boursier ?

Chandeliers japonais

Les chandeliers japonais ou bougies japonaises ont été inventées dans les années 1600 pour suivre l’évolution des cours du riz dans ce qui était à cette époque le premier marché à terme de la planète. Elles furent par la suite vulgarisées par Steve Nison.

Un chandelier représente une unité de temps. La lecture s’effectue de la même manière sur les différentes unités de temps : que ce soit du une minute, une heure ou un mois, le principe reste le même.

 

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Comme vous pouvez le constater, un chandelier rouge représente une baisse sur l’unité de temps considérée. Une bougie verte, représente une hausse. Le corps de la bougie est représenté par un rectangle et les ‘’mèches’’ (ou ‘’ombres’’) situées en haut et en bas du chandelier représentent les plus haut / plus bas de la période considérée.

Cette configuration, très appréciée des professionnels de l’analyse technique et des traders en tout genre est probablement la représentation graphique des prix la plus utilisée dans les milieux professionnels car elle donne de nombreuses informations sur la période étudiée (notamment le cours d’ouverture, de clôture, ainsi que le plus haut / plus bas).

 

La courbe

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La façon ma plus simple de représenter un graphique boursier : une ligne continue qui relie les cours entre eux. L’axe horizontal représente la date et l’axe vertical représente les prix, ici sur Bitcoin.

Ce graphique, souvent présent pour représenter une évolution dans le temps et donner du sens à certains chiffres économiques, n’est toutefois pas très pertinent en matière de trading car il ne nous donne aucune information autre que le cours à une certaine date.

 

Les barres

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Un graphique en barres permet une représentation complète de l’évolution de la période étudiée, un peu comme les chandeliers japonais. Leur utilisation s’en rapproche grandement : chaque ‘’barre’’ représente une période, avec le plus haut / bas, le cours d’ouverture et de clôture.

Heikin Ashi

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Le graphique en Heikin Ashi permet de repérer facilement les tendances

 

Ce modèle fût développé par un japonais qui souhaitait améliorer le modèle classique des chandeliers japonais en gommant certaines irrégularités. Alors que chaque chandelier japonais ne tient compte que de la période étudiée : cours d’ouverture, de clôture, plus haut et plus bas, le chandelier Heinkin Ashi tient quant à lui compte des deux chandeliers précédents ce qui permet de donner un résultat plus lissé, moins erratique.

 

Ouverture : (Ouverture -1 + Clôture -1)/2

High (plus haut) : valeur la plus élevée des trois : Haut, Ouverture, Clôture

Low (plus bas) : valeur la plus basse des trois : Bas, Ouverture, Clôture

Clôture : (O+H+L+C)/4

 

La lecture s’en trouve considérablement modifiée. En effet, plus question ici de lire ce genre de chandeliers comme on les lirait avec les figures traditionnelles : marteau, avalante, etc… il faut se référer à une lecture particulière :

Une succession de bougies vertes sans ombres ou mèches basses indique une tendance haussière très marquée.

Une succession de bougies rouges sans ombres ou mèches hautes indique une tendance baissière très marquée.

Une bougie (verte ou rouge) très petite, avec de grosses ombres (considérées en chandelier japonais traditionnels comme ‘’doji’’) sera annonciateur d’une indécision dans le marché, et d’un possible retournement ou temporisation de ce dernier.

 

Ce type de représentation graphique permet un lissage des cours, gommant certaines irrégularités appelées ‘’bruit de marché’’ et souligne facilement la tendance générale, ce qui en fait un outil privilégié de tous les suiveurs de tendances.


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Supports et Résistances

Supports et Résistances

Comment tracer les supports et résistances en trading ?

La première des choses, et sûrement l’une des plus essentielle, est de comprendre qu’il faut trader des prix. Cela implique différents niveaux que le marché va particulièrement marquer. On appelle ces niveaux ‘’supports’’ et ‘’résistances’’.

Supports : un support est un seuil ou un niveau technique à partir duquel les acheteurs trouvent les prix intéressants et décident d’entrer sur le marché à l’achat, faisant monter les prix.

 

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Résistances : une résistance est un seuil ou un niveau technique à partir duquel les vendeurs trouvent les prix intéressants, et décident d’entrer sur le marché à la vente, faisant chuter les prix.

 

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Ce qu’il faut comprendre, c’est la psychologie qui se cache derrière ces niveaux techniques.

Les supports et résistances sont des niveaux sur lesquels les différents acteurs du marché (Banque, fonds d’investissement mais aussi traders particuliers qu’ils soient professionnels ou juste amateurs) prennent position. Ce sont donc des ‘’seuils psychologiques’’ et se sont souvent des chiffres ronds ou des niveaux historiques.

Lorsqu’un support est cassé, il devient très souvent résistance par la suite : cela s’appelle une inversion de polarité. Cela s’explique par ce que l’on appelle ‘’la mémoire du marché’’. En effet, le marché, c’est-à-dire les différents intervenants qui y effectuent des opérations, voient tous la même chose et se souviennent des niveaux techniques importants. Ces niveaux sont donc enregistrés par le consensus et lorsque les prix y reviennent, il est très probable qu’une grande majorité de traders y effectuent une opération : d’où une réaction des prix.

 

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Un support devenu résistance : une inversion de polarité.

 

Pourquoi considérer les supports et résistances comme des ‘’zones’’ plutôt que des niveaux fixes ?

 

Très souvent, l’on a tendance à tracer ses différents niveaux techniques par une ligne fixe.

Or si le marché se souvient des anciens niveaux travaillés et possède une mémoire, les niveaux doivent toujours être considérés comme des zones de prix plus que comme des prix fixes.

 

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La zone des 6,600 $ – 6,640 $ est une puissante résistance pour le Bitcoin.

 

De plus, il est intéressant de noter que le marché est souvent piégeur. En effet, les ‘’excès’’ sont fréquents et les prix ont très souvent tendance à légèrement déborder un niveau technique avant de réintégrer les zones de prix dans laquelle ils se situaient.

Cela s’appelle une « fausse cassure » et c’est le cauchemar des traders sur breakout.

 

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Comme l’on peut le voir sur l’action de prix de la crypto-monnaie NEO, le marché a très nettement ‘’marqué’’ une résistance entre 137 $ et 138.5 $ mais lorsque les prix sont remontés pour travailler une nouvelle fois cette zone, le marché à fait ce que l’on peut qualifier d’excès en débordant très légèrement cette résistance, puis à réintégrer.

Cela s’explique généralement par le fait que de nombreux traders se placent à la vente lorsque les prix reviennent chercher la résistance et placent leur stop au-dessus de ce niveau : les markets makers (dont le but est d’aller « chercher la liquidité ») vont donc très souvent chercher à faire monter les prix pour aller chercher les stops trop proches. Nous y reviendrons plus en détail dans un autre chapitre.

Voilà pourquoi il faut toujours considérer les niveaux techniques comme des « zones » et jamais comme des lignes figées. Sinon, ce serait trop facile !

Maintenant que nous savons tracer des « niveaux techniques », c’est-à-dire des zones que le marché a particulièrement marquées (et qui seront probablement vus et en conséquence trader par les différents intervenants), à savoir les supports et les résistances, nous allons nous intéresser à la façon la plus optimale de trader ces niveaux.

 

Comment trader les supports et résistances ?

 

Ces zones techniques sont celles que vous voulez trader. Pourquoi ? Parce que ces niveaux vous offrent, si vous les tradez intelligemment, un avantage statistique sur le marché. Pour comprendre ce qu’est un avantage statistique, je vous invite à jeter un coup d’œil dans la rubrique ‘’avantage statistique’’.

 

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Sur la zone technique des 11 600 $ – 11 800 $ les prix se sont heurtés à un consensus vendeur : une résistance pouvait être tracée. Par la suite, les cours ont baissé jusqu’au support des 9 400 $ – 9 300 $. Puis les cours sont de nouveau remontés jusqu’à l’ancienne résistance et ont été rejetés à la baisse nous indiquant que les vendeurs tenaient toujours cette zone. Un trade était envisageable : une vente avec un STOP LOSS au-dessus du dernier plus haut et un TAKE PROFIT au niveau de la dernière résistance permettait d’obtenir un ratio correct de plus de 3 contre 1. C’est en vous plaçant sur des niveaux de supports et résistances que vous obtiendrez le plus de probabilité de réussite pour vos trades. C’est également des zones qui vous offriront les ratios les plus importants.

Il est important de bien comprendre qu’en matière de swing trading comme en matière de trading intraday, le ratio (ou ‘’risk / reward’’ en anglais) est l’un des facteurs essentiel pour ne pas dire sine qua non d’un trading gagnant. Celui-ci doit être le plus élevé possible tout en restant objectif, ce qui est souvent difficile à faire !

Stratégie basique pour du swing / day trading

 

Reprenons l’exemple du trade précédent en l’implémentant maintenant dans une stratégie globale. Cette stratégie, très commune, est utilisée sur tous les types de trading et donne des résultats particulièrement efficaces pour les traders pratiquant le swing / day trading.

Premièrement : définir un contexte général pour en tirer un biais (plutôt acheteur ou vendeur)

Premièrement, il faut définir un cadre général pour savoir dans quelle sens l’on effectuera ses prochains trades. Si nous prenons l’exemple d’un swing, nous commençons par regarder une unité de temps plutôt élevée, comme par exemple le journalier. Nous traçons nos niveaux techniques sur un graphique journalier (chaque chandelier représente une journée de cotation). Nous traçons ce niveau en considérant que la zone de rejection se situe au niveau de la mèche (les acheteurs / vendeurs repoussent les cours jusqu’à la clôture de la bougie).

 

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Une résistance peut être tracée : on place une alerte sur notre plateforme sur le prix de 11 600 $ pour être alerté lorsque les prix viendront chercher cette zone

 

 

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Notre alerte est déclenchée et nous recevons un e-mail / SMS de notre plateforme de trading nous indiquant que les prix sont remontés sur un niveau technique intéressant : ils se heurtent une fois encore à cette grosse résistance que nous avions tracée. Deux chandeliers d’indécision se dessinent en journalier nous indiquant une probabilité non négligeable de retournement du marché car nous sommes sur une zone technique importante.

Cette étape est essentielle car elle nous permet de définir notre biais : nous serons baissiers sur ce trade car le marché est indécis sur un niveau technique préalablement identifié. Il est maintenant intéressant d’aller voir ce qui se passe sur les unités de temps inférieures pour obtenir plus d’informations et savoir si nous souhaitons prendre ce trade, ou pas.

     Deuxièmement : descendre sur les UT inférieures pour y voir plus clair et comprendre l’action des prix

 

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Ce graphique en H2 nous permet de mieux comprendre les différentes forces en présences. Etant donné que nous sommes sur une résistance, les acheteurs vont probablement revendre leurs positions pour encaisser des bénéfices ce qui aura tendance à ralentir la hausse des prix.

A cela s’ajoute des vendeurs qui vont très certainement entrer en position pour vendre le marché. Cette double pression aura probablement l’effet de faire chuter les prix et il peut être intéressant de chercher à entrer en position en utilisant un indicateur, oscillateur ou toute autre donnée qui nous confirmera dans notre prise de décision.

 

Troisièmement, nous recherchons une confirmation avant d’entrer en position.

Nous n’entrons pas en position au hasard. Nous attendrons d’avoir une confirmation à travers les prix. Pour cela, il existe des milliers de possibilité différentes : les ratios Fibonacci, Gan, les Bandes de Bollinger, les moyennes mobiles, les points pivots, les indicateurs / oscilateurs et j’en passe. Personnellement, j’utilise très souvent les chandeliers japonais pour entrer en position. Pour cet exemple, nous utiliserons pour ce trade l’indicateur le plus utilisé dans le monde du trading pour ‘’confirmer’’ notre biais vendeur : le RSI.

En effet, une divergence est désormais bien visible sur le RSI.

Nous décidons donc de vendre cette résistance avec un stop au-dessus de l’ancien plus haut. Notre objectif a également été tracé en journalier et il s’agit de l’ancien support que nous avons dessiné, entre 9400$ et 9600 $. Nous plaçons donc un ordre limite sur cette zone de prix, à $9,500. Ce trade nous permet d’obtenir un ratio de 3 ce qui, en swing trading, est correct.

 

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Les prix chutent rapidement, démontrant que nous avions raisons sur notre biais baissier : les vendeurs tiennent toujours et zone et ayant revendu la résistance, ont fait chuter les prix. Notre ordre limit est exécuté à 9500 $ et nous sortons du marché avec ce joli gain.

Bien entendu, ce trade aurait tout aussi bien pu être perdant. Il n’y a jamais de certitude de l’action future des prix. Personne, jusqu’à preuve du contraire, ne lit l’avenir.

Mais en vous plaçant sur des zones de prix intéressants, des supports et des résistances, cela vous permet simplement d’avoir une probabilité correcte de réussite de votre trade et d’avoir un ratio supérieur à 1. Vous avez ce que l’on appelle un ‘’avantage statistique’’ ou un ‘’avantage mathématique’’.

Le reste appartient au marché, c’est à dire au hasard.


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Risk Reward & WinRate

Risk Reward & WinRate

Il existe deux manières de gagner en trading. La première, principalement utilisée par les traders swing / intra day est celle du ratio positif ‘’risk / reward’’. Les traders intraday, et surtout les traders swing, entrent généralement en position avec des ratios le plus élevé possible. La seconde est le winrate ou taux de réussite de vos trades. Mais revenons un instant sur ces calculs.

 

Risk / Reward

Le ratio risk reward représente simplement la perte maximum que vous vous autorisé en comparaison au gain espéré. Un ratio de 1 : 4 signifie que la perte autorisée est de 1 unité, alors que le gain de 4.  Vous vous en doutez, pour obtenir un avantage statistique qui fait que vous serez gagnant à long terme dans le trading, le ratio que vous utiliserez sera déterminant.

 

Winrate

Il s’agit simplement du taux de réussite de vos trades. Un winrate de 60 % signifie que le trader gagne en moyenne 6 trades sur 10.

 

Ces deux notions vous permettent de calculer le taux de réussite dont vous avez besoin pour être positif. Exemple.

Vous tradez à 100 $ l’unité et votre risk / reward est de 1 : 4. Cela signifie que lorsque vous perdez, vous perdez une unité soit 100 $ et que lorsque votre trade est gagnant, vous gagnez 4 unités soit 400 $.

 

Calcul du winrate nécessaire pour être ‘’à l’équilibre’’ ou ‘’break even’’ : 1 / (1 + risk / reward)

 

Dans notre exemple, avec un R/R de 1 : 4, vous n’avez besoin ‘’d’avoir raison’’ que plus de 20% du temps pour être à l’équilibre, sans gain ni perte (il faudra tout de même tenir compte des frais).

Point d’équilibre : 1 / (1 + (1/4)) = 0.8 soit 80 % de trades perdants donc 20 % de trades gagnants. Cela signifie que si vos trades sont gagnants plus de 20 % du temps, vous serez rentable à long terme.

 

C’est la raison pour laquelle il faut vous concentrer sur des trades ayant un gros ratio risk / reward. Plus votre ratio sera conséquent, plus vous pourrez vous permettre de faire des pertes dans la mesure ou 1 seul trade gagnant compensera plusieurs trades perdants.

 

Les traders swing ont généralement des ratios très intéressants car c’est ce qui leur permet de gagner sur le long terme.
Mais il existe une seconde façon de trader de manière rentable : plus technique et essentiellement utilisée par les scalpeurs, il s’agit d’avoir un gros winrate. En effet, de nombreux scalpeurs s’autorisent des pertes plus conséquentes que les gains (ratio de 3 :1, 4 : 1 voir plus de 5 : 1) dans la mesure ou leur winrate est très élevé. En effet, avec un winrate de 90 %, le scalpeur peut tout à fait se permettre d’avoir un risk reward de 6 : 1 pour être positif.

Calcul : ratio risk / reward de 6 : 1 = une prise de risque de 6 unités de perte pour 1, seulement une unité de gain. Mais avec un winrate de 90 %, le trader gagnera 9 trades sur 10 (soit + 9 unités) quand il fera 1 seul trade perdant (pour une perte de 6 unités).

Sur 10 trades, le bon scalpeur aura donc gagné 9 unités et perdu 6 unités.

Bilan = + 3 unités.

Rentable.

 

Il est important de comprendre ces deux façons différentes d’être rentable : certains privilégieront un gros winrate, d’autre de bons ratios. Il s’agit de deux types de trading différents, mais tous deux rentables s’ils sont effectués correctement.


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Les bandes de Bollinger

Les bandes de Bollinger

Qu’est ce que les bandes de Bollinger ?

John Bollinger, écrivain américain et analyste financier, est surtout connu pour avoir été l’inventeur des bandes de bollinger, un indicateur technique qui mesure si les prix s’éloignent trop d’une moyenne mobile, donc d’un indicateur de volatilité.

Il existe 3 lignes sur cet indicateur. Au milieu se situe une moyenne mobile (20 par défaut), alors que les lignes supérieures et inférieures représentent l’écart type à cette moyenne mobile (généralement + 2 et – 2 fois l’écart type).

Quand les cours s’éloignent de leur moyenne mobile, les bandes s’écartent, ce qui est signe de volatilité.

A l’inverse, quand les bandes sont resserrées, cela dénote une indécision des prix, les cours fluctuant généralement dans un range.

 

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Avec un réglage de moyenne mobile 20 périodes et un écart type standard de + 2 / – 2, les cours évoluent 95 % du temps entre les bandes. Plus les bandes sont écartées, plus la volatilité est forte. Voyons plus en détail les 4 phases de cet indicateur.

 

Il existe 4 phases bien distinctes pour les bandes de Bollinger :

 

–> Phase 1 : resserrement des bandes : la volatilité est faible et cela précède généralement une ‘’explosion’’ de volatilité.

–> Phase 2 : les bandes s’écartent et partent dans des directions opposées. La volatilité augmente et une phase tendancielle démarre.

–> Phase 3 : la bande supérieure (ou inférieure) change de direction et les deux bandes évoluent désormais dans le même sens. Cela peut être le signe que le mouvement faiblit et qu’un point haut/bas a peut-être été touché.

–> Phase 4 : la bande supérieure (ou inférieure) change à son tous de sens et les bandes commencent à se resserrer. La volatilité commence à diminuer et il est probable qu’un range se prépare (phase 1).

 

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Phase 1 : peu de volatilité

Phase 2 : explosion de volatilité

Phase 3 : volatilité toujours présente mais moins forte

Phase 4 : la volatilité se réduit et prépare la phase 1

 

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Exemple des différentes phases sur les bandes de Bollinger sur BTC

 

Il existe différentes façons de trader avec cet indicateur. Généralement, les traders aiment prendre position lorsque les bandes sont resserrées (phase 1) car cela est souvent annonciateur de volatilité future, donc de bénéfices probables si la position est prise dans le bon sens.

 

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Exemple de prise de position : chaque fois que la volatilité se réduit (les bandes sont resserrées à Phase 1), il était envisageable de rentrer short puisque cela était annonciateur d’une hausse de volatilité à venir. Évidemment, on aurait souhaité trader dans le sens de la tendance générale donc plutôt baissier.

 

Très populaires auprès des traders, les bandes de Bollinger sont un indicateur technique de volatilité très réactif ce qui en fait un outil très appréciable pour des stratégies de scalping / intra-day.


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Les moyennes mobiles

Les moyennes mobiles

Qu’est ce que la moyenne mobile ?

Très présentes dans l’analyse technique et indicateur par excellence pour du suivi de tendance, les moyennes mobiles permettent de jauger de la tendance en cours, et d’en mesurer l’ampleur.

Il existe différents types de moyennes mobiles dont nous citerons les principales, la moyenne mobile simple et la moyenne mobile exponentielle.

 

La moyenne mobile simple ou SMA (Simple Moving Average) est égale à la somme de tous les cours de clôture de la période étudiée, divisée par le nombre de périodes étudiées.

Par exemple, une moyenne mobile 20 jours sera égale à la somme des 20 derniers cours de clôtures journalières que l’on divisera par 20.

On reproche souvent à cette moyenne d’accorder un poids égal à chaque cours ce qui la rend en conséquence peu réactive : de nombreuses entrées et sorties de positions se font trop tard avec cet indicateur. C’est la raison pour laquelle les moyennes mobiles exponentielles lui sont souvent préférées.

 

La moyenne mobile exponentielle ou EMA (Exponential Moving Average) accorde, quant à elle plus d’importance aux cours récents qu’elle n’en accorde aux cours plus anciens. Elle est en conséquence plus réactive et donne de meilleurs signaux d’achat de vente mais donnera également plus de faux signaux puisqu’elle est plus réactive.


Moyenne Simple ou Exponentielle ?


Le choix de la moyenne mobile que l’on souhaite utiliser se fait en fonction du type de trading que l’on pratique.
Pour du swing trading / investissement à plus long terme, une moyenne mobile simple est suffisante, alors que pour un trading plus réactif (day trading / scalping), la moyenne mobile exponentielle sera préférée car elle collera mieux aux cours du fait de son calcul qui accorde plus d’importance dans la pondération aux derniers cours enregistrés.

Généralement, les moyennes mobiles journalières 20, 50, 100 et 200 sont les plus utilisées :

  • 20 pour une tendance de court terme
  • 50 pour une tendance court/moyen terme
  • 100 pour une tendance moyen/long terme
  • 200 pour une tendance long terme

 

Stratégie de trading sur moyennes mobiles

 

Il existe différentes manières de trader les moyennes mobiles. La stratégie la plus simple consiste à entrer ou sortir de position lorsque les cours croisent à la hausse ou à la baisse la moyenne mobile. Certains préfèrent utiliser des moyennes mobiles de différentes périodes et acheter / vendre lorsque les moyennes se croisent entre elles.

 

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Exemple de stratégie de trading : une vente était envisageable sur BTC lorsque la moyenne mobile 20 jours (blanc) à croisée la moyenne mobile à 50 jours (violet). 

 

Le problème des moyennes mobiles

Les moyennes mobiles sont utiles pour juger d’une tendance, mais vous ne devriez pas vous en servir dans votre stratégie de trading. En effet, les signaux donnés par celles-ci sont souvent tardifs et s’il suffisait d’acheter / vendre sur un simple croisement de ces droites, cela se saurait !

 

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Exemple d’un croisement entre la MA20 jour et la MA50 jour : achat envisageable. Mais comme souvent, le signal était tardif, et le trade perdant.

 

 

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Exemple d’une moyenne mobile simple 50 périodes (violet) et d’une moyenne mobile exponentielle 50 périodes (blanc). Sur de grosses unités de temps (ici en journalier), les deux sont très proches. Il est généralement admis que les traders les plus agressifs et les plus dynamiques préfèrent les moyennes mobiles exponentielles qui, comme on le voit sur cet exemple, collent généralement plus aux prix, alors que les moyennes mobiles simples seront souvent préférées pour juger de la force générale d’un mouvement et de la dynamique en cours.

Il vous faudra, une fois de plus, tester ce qui convient le mieux à votre façon de trader.


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